Comité des amici curiae
Le Comité des Amici Curiae est en charge d’examiner les demandes de dépôt de mémoires d’amicus curiae et :.
1. Examiner et répondre aux demandes du président de la CPI ou d'une chambre de la CPI pour la soumission d'un mémoire amicus curiae de l'ICCBA devant la CPI; et
2. Examiner et répondre aux demandes soumises au Conseil exécutif de l'ABCPI de toute tierce partie, y compris, mais sans s'y limiter, les conseils de la CPI, les gouvernements, les ONG et les particuliers, pour la soumission de mémoires d'amicus curiae de l'ABCPI devant la CPI ou tout autre forum pertinent.
Avant de soumettre une demande officielle au Conseil exécutif de l'ABCPI pour la soumission d'un mémoire d'amicus curiae de l'ABCPI, le Comité encourage la personne ou l'entité en question à consulter d'abord le Comité Amicus. Les demandes de consultation peuvent être soumises par email à l'adresse suivante: info@iccba-abcpi.org.
Le rôle d'un amicus curiae
Traditionnellement, un «amicus curiae», ou «ami du tribunal», désigne une personne ou une organisation qui n'est pas partie à la procédure devant le tribunal et qui assiste le tribunal en fournissant des informations, une expertise juridique ou factuelle, ou un point unique d'opinions ou de points de vue pertinents pour trancher les questions dont le tribunal est saisi. La soumission de mémoires d'amicus curiae est une pratique bien développée dans de nombreuses juridictions de common law, ainsi que devant les tribunaux internationaux des droits de l'homme (tels que la Cour européenne des droits de l'homme et la Cour interaméricaine des droits de l'homme) et les tribunaux pénaux internationaux (y compris TPIY, TPIR, TSSL, TSL, CETC).
Devant la CPI, les demandes d'autorisation de soumettre des observations d'amicus curiae sont régies par l'article 103 du Règlement de procédure et de preuve. Les demandes sont accordées à la discrétion d'une chambre si la chambre estime que les observations proposées seraient «souhaitables pour le bon examen de l'affaire». Une chambre peut également inviter des personnes et entités intéressées - ou des catégories spécifiques de personnes / entités (par exemple des professeurs de droit international) - à présenter des observations amicus curiae sur une question particulière.
Au cours de la phase de réparation de la procédure, l'article 75, paragraphe 3, du Statut de Rome prévoit en outre qu'avant de rendre une ordonnance de réparation, « la Cour peut solliciter, et prend en considération, les observations de la personne condamnée, des victimes, des autres personnes intéressées ou des États intéressés».
Le Comité a préparé un catalogue (périodiquement mis à jour) de toutes les demandes et observations soumises en vertu de l'article 103 et de l'article 75, paragraphe 3, soumises à la CPI qui entrent dans la catégorie des observations `` traditionnelles '' d'amicus curiae, ainsi que des analyses approfondies d'une sélection des interventions d'amicus curiae devant la Cour.
Les Chambres de la CPI ont invité ou autorisé des amicus curiae à soumettre des observations sur divers sujets, tels que: les définitions juridiques de la «conscription» et de «l'enrôlement» d'enfants; le mode de responsabilité supérieure de la responsabilité pénale; les modalités de la participation collective des victimes devant la Cour; le genre comme élément à prendre en compte dans la rédaction des ordonnances de réparation; le statut et les capacités du pouvoir judiciaire libyen en 2011 et 2012; propositions de projets d'assistance aux anciens enfants soldats en République démocratique du Congo dans le cadre des réparations; la question des immunités accordées aux chefs d'État ou de gouvernement et l'obligation des États parties d'exécuter les mandats d'arrêt de la CPI.
Les membres actuels
FRANCK ARNAUD
Depuis quinze ans, j’interviens sur des affaires complexes à dimension internationale. Mon activité s’est concentrée sur des dossiers impliquant des mandats d’arrêts européens, des saisies pénales internationales, des affaires de corruption, des affaires criminelles, ainsi que sur des enquêtes relatives à des morts suspectes. Mon expérience s’est également enrichie par mon engagement auprès des demandeurs d’asile. Dans ce cadre, j’ai travaillé sur des affaires portant sur des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des détentions arbitraires, autant de thématiques en lien direct avec le droit international pénal et la compétence de la Cour pénale internationale. En parallèle, je suis membre du Cybercrime Committee (ItechLaw, USA), où je contribue aux réflexions internationales sur la criminalité numérique et ses implications pour la protection des droits fondamentaux. Je suis également officier de réserve auprès de l’état-major de l’armée de terre en qualité de Legal Advisor (LEGAD). À ce titre, j’apporte mon expertise en droit international humanitaire (DIH) pour accompagner les forces armées dans la prise de décision et l’adaptation aux normes internationales.
AURÉLIE BERTHET
Admitted to the Paris Bar since 2003 and registered in England and Wales since 2015, Aurélie Berthet is also a Mediator, listed with several Courts of Appeal in France. A dual French-British national, she practices both locally and internationally, with a strong specialization in criminal law, asylum law, and international humanitarian law. With degrees in science, law, and mediation, and over 20 years of field experience, Aurélie Berthet teaches the fundamentals of the legal profession in law schools, having previously lectured in criminal law at the university level. A former Member of the National Bar Council (CNB) and several other representative bodies of the legal profession in France, Honorary President of the Paris Young Lawyers’ Union (UJA), and Honorary Member of the National Federation of Young Lawyers’ Unions (FNUJA), Aurélie Berthet approaches all entrusted tasks with passion and dedication.
PAUL BRADFIELD
Dr. Paul Bradfield a barrister and lecturer from Ireland. He was called to the bar in 2009 and holds a PhD from the Irish Centre for Human Rights, University of Galway, Ireland, where he currently is a lecturer in international criminal law. Paul has worked at various international courts since 2010, including the tribunals for the former Yugoslavia, Rwanda, and the International Criminal Court. This included working for the Petković, Karadžić, Nizeyimana and Ali defence teams. Paul has also worked in trial roles at the ICC Office of the Prosecutor and in the Specialist Prosecutor’s Office at the Kosovo Specialist Chambers. He is currently one of the Legal Representatives of the Victims in the Kony case at the ICC. In the field, he has worked for the UN Office of the High Commissioner for Human Rights in Uganda and for Irish Rule of Law International in Malawi, on a range of transitional justice, human rights and access to justice issues. Domestically, he was previously a Prosecutor in Ireland’s Office of the Director of Public Prosecutions, prosecuting murder and sexual offence cases.
DIMITRI DEBORD
Dr Dimitri DEBORD is an international lawyer and trainee magistrate in France. He is the Founder of DIKE International, an NGO dedicated to assisting and supporting victims affected by armed conflicts and serious violations of international law. Dr Debord holds an MSc in International Humanitarian Law from the University of Oxford and is conducting research at the University of Cambridge (MSt) on the history of law and the protection of cultural property. He also holds a PhD in Compared Military Law and a Magistère in International Law from Paris Nanterre University, a Postgraduate Diploma in European Law from King’s College London, and is a graduate of Sciences Po Grenoble. A former elected member of the Executive Council in 2022, Dr Debord notably contributed to the work leading to the creation of the Trust Fund for Families, reflecting his commitment to strengthening solidarity within the profession and supporting members of the ICC Bar and their families. An accomplished advocate and public speaker, Dr Debord has been a laureate of more than ten advocacy and public-speaking competitions in both French and English, including six competitions held in Africa, reflecting his longstanding engagement with international legal communities across different regions and legal cultures.
ARMAN ZRVANDYAN
Arman Zrvandyan is an Armenian academic and practicing lawyer. A member of the Chamber of Advocates of Armenia since 2012, he represents clients before the Armenian courts and the European Court of Human Rights. He spent four years working at the European Court of Human Rights, including on cases arising from criminal proceedings, gaining substantial experience in fair-trial guarantees, defence rights, judicial legal reasoning, and the functioning of an international court. He has extensive experience with international organizations as a senior adviser on human rights and justice reforms matters. Arman is an Associate Professor of Law at the American University of Armenia, teaching international criminal law, transitional justice, human rights in criminal justice, and the European Convention on Human Rights. He holds graduate degrees in international criminal law from the University of Turin/UNICRI, human rights from the University of Essex, and law from the American University of Armenia. His academic research and litigation practice focus on questions of international law and their practical application. He is on the ICC List of Assistants to Counsel and is an Associate Member of the ICCBA. Arman speaks Armenian, English, French, Russian, and brings experience spanning international judicial practice, litigation and legal scholarship.






